ESPACE DIFFUSEUR

1 ...
2 ...
3 ...

...

CONTACTEZ-NOUS

TÈl.: 418-525-0305
Courriel : info@productionsrhizome.org
...

CRÉER UN COMPTE

PERDU VOTRE MOT DE PASSE?


Motifs
spectacle en production
​à être présenté au Petit théâtre du Vieux-Noranda 
en octobre 2020

© photo : Ariane Ouellet



〰 〰 〰

Certaines femmes à la grande pulsion de liberté ont tout remis en question, tout mis à plat sur la table : le patriarcat, le modèle familial traditionnel, la sexualité. Elles ont ouvert un chemin, brisé le carcan, défriché et expérimenté. Elles ont joint la parole à la pensée et les actes à la parole.

Elles ont mis leur plan à exécution, ont eu des amants, des maitresses, des enfants. Elles ont réinventé leur vie. Elles ont laissé derrière elles une trace révolutionnaire de ce qui fut certainement le début d’un mouvement qui continue aujourd’hui d’exploser.

Jeanne-Mance Delisle est de celles-là. Dans son œuvre, tout en exposant les travers hypocrites de sa société, elle a cherché à toucher à ce que l’Être humain a de primitif, d’avant la vie en société. Un retour aux origines. Quarante ans plus tard, qu’est-ce qui a tenu et qu’est-ce qui a cédé de cette repensée du monde? Deux écrivaines de générations différentes se sont immergées dans l’œuvre de Jeanne-Mance Delisle : Sonia Cotten, directrice artistique et poète, et Erika Soucy, dramaturge, scénariste et poète.

Elles ont questionné l’œuvre et projeté leur sensibilité mais aussi leur posture citoyenne, à la rencontre de l’univers de Delisle, de ses personnages, de ce qu’ils vivent et de leur sacrifice.

Une rencontre comme un choc souvent, mais l’impact n’a pas lieu au même point de l’être chez l’une et chez l’autre. Chez Cotten, c’est dans la moelle même, dans les lignes de force du territoire. Chez Soucy, c’est dans la chair. Et la scène devient une zone confrontante où des écrivaines questionnent une œuvre et ses personnages, auxquels on a insufflé vie pour l’occasion. On parle de #metoo, de réaction face aux abus, de la famille, de se défendre, de questionner, de s’affranchir. C’est 1980 et c’est 2020. La matière est tendue, le débat abrasif, la moindre étincelle pourrait mettre le feu. Revisiter cette œuvre coup-de-poing s’échelonnant sur 40 ans a abouti à un spectacle nécessaire, dérangeant, pertinent, percutant.


Une coproduction du Petit théâtre du Vieux-Noranda et de Productions Rhizome

Direction artistique • Sonia Cotten
Direction de production et mise en scène • Simon Dumas
Scénographie et chorégraphie • Andréane Boulanger
Textes • Sonia Cotten et Erika Soucy
Jeu • Valérie Côté et Stéphane Franche
Interprétation des textes • Sonia Cotten et Érika Soucy
Conception musicale • Massy-Émond et Jean-Philippe Rioux-Blanchette
Conception des éclairages • Christian Leduc
Direction technique • David Bérubé
Direction numérique • Valentin Foch


   



             



Jeanne-Mance Delisle est Abitibienne de souche, d'âme et d'esprit. Dramaturge, romancière, nouvelliste, elle a remporté le Prix littéraire de l'Abitibi-Témiscamingue pour sa pièce Un «reel» ben beau, ben triste en 1978. En 1987, elle a reçu le Prix littéraire du Gouverneur général du Canada pour Un oiseau vivant dans la gueule et, en 1991, le Grand Prix de la prose du Journal de Montréal, pour ses Nouvelles d'Abitibi (Éditions de la pleine lune, 1991). Jeanne-Mance Delisle est aussi l'auteure de divers monologues (Femme d'un bûcheron, Musée canadien des civilisations) ainsi que de courtes pièces non disponibles au CEAD. Ces ouvrages peuvent être demandés directement à l'auteure. Un «reel» ben beau, ben triste a été joué à Rouyn-Noranda (Théâtre de Coppe), à Québec (Théâtre du Bois de Coulonge, Théâtre La Bordée) à Gatineau (Théâtre de l'Île), à Montréal (Théâtre du Nouveau Monde). La traduction écossaise The Reel of the Hanged Man, de Martin Bowman et Bill Findlay, a été produite à Édimbourg (et aussi en tournée à Glasgow, à Stirling, à Paisley et à Lerwick) en 2000, où elle a connu un énorme succès. Un oiseau vivant dans la gueule a été présenté au Festival de théâtre des Amériques et au Théâtre de Quat'Sous. Sa traduction anglaise, A Live Bird in Its Jaws, signée Yves Saint-Pierre, a été jouée à Toronto et sa traduction écossaise, A Live Bird in the Mouth, de Martin Bowman, sera produite en Écosse au cours de la saison 2009-2010.


© photo : Yves Richard 


La poète Sonia Cotten se démarque par son rapport très organique à la scène où ses textes, inspirés à la fois par le Desjardins de son Abitibi natale, l’urbanité de Bashung, le féminisme injecté de Josée Yvon ou la force tranquille d’Hélène Monette, prennent corps.

Deux fois boursière du Fonds dédié aux arts et aux lettres de l’Abiti-Témiscamingue, Sonia Cotten a publié aux éditions Poètes de brousse une trilogie axée sur le territoire et ses dérives. Elle est aussi l’auteure d’un recueil de poésie jeunesse et d’un spectacle jeunesse de poésie. Elle présente partout au Québec des ateliers et animations dans les écoles via le programme Culture à l’école. Son dernier recueil, Corps simples, est paru aux éditions Poètes de brousse en 2015. [Source : Poètes de Brousse]

© photo : Nathalie Toulouse











HAUT