
Marie-Célie Agnant Née à Port-au-Prince, Marie- Célie Agnant vit au Québec depuis 1970. Elle a enseigné le français et travaillé plusieurs années à titre de traductrice et interprète. Elle se consacre aujourd’hui à l’écriture. Auteure de poèmes, romans et nouvelles, elle publie aussi des ouvrages destinés aux jeunes. Elle est également conteuse et s’intéresse au théâtre. Ses livres sont édités au Québec, en France et en Haïti. Écrivaine présente et attentive au monde qui l’entoure, elle souhaite que son œuvre reflète son engagement. Ses textes trouvent leur ancrage dans la réalité sociale contemporaine ; elle aborde les thèmes tels l’exclusion, la solitude, le racisme, l’exil. La condition des femmes, le rapport au passé et à la mémoire font aussi partie de son champ d’exploration. Elle connaît aujourd’hui une carrière internationale intéressante avec de nombreuses tournées et conférences en Europe, en Amérique du Sud et aux États-Unis, et des traductions de ses textes vers l’espagnol, l’anglais, le néerlandais et le coréen. Hamidou raconte aux enfants l’histoire d’Alexis, tirée d’Alexis d’Haïti (1999) et Alexis fils de Raphaël (2000), deux romans publiés à Montréal, chez Hurtubise. Ils constituent les premiers volets d’une série qui comptera probablement d’autres épisodes. Dans le premier volume, Alexis d’Haïti, Marie-Célie Agnant retrace l’épopée de cet enfant d’Haïti obligé de quitter l’île après que son père, accusé d’être chef de rébellion, ait été emprisonné. Avec une quarantaine d’autres personnes, Alexis et sa mère Jeanine s’entassent à quarante dans un voilier conçu pour dix. Le bateau échoue sur la plage de Key West, et la police amène les réfugiés de la mer dans un camp. Alexis se révolte et harangue les siens, les incite à agir, à se tenir, à réclamer Ayabombe (liberté). Leurs cris seront entendus… Dans le second volume, Alexis fils de Raphaël, le jeune garçon et sa mère sont confrontés à la réalité américaine et au mépris des agents de l’immigration, jusqu’à ce que l’oncle Étienne obtienne l’autorisation de les parrainer. Il les fait venir à Montréal, où Alexis s’adapte rapidement grâce à l’école et aux amis qu’il s’y fait. Ils forment un comité de solidarité pour la libération de Raphaël Jolet, le père d’Alexis, qui sera libéré et ralliera Montréal. Mais l’action des jeunes ne s’arrête pas là. En plus de vouloir faire le bonheur de leurs parents, ils songent à s’en prendre à la violence faite aux jeunes Noirs et au racisme.