| Notices biographiques Kangni ALEM Né en 1966 à Lomé au Togo, Kangni Alem est titulaire d'une Licence en Études théâtrales et Communication de l'Université du Bénin. En 1989, il fonde L'Atelier Théâtre de Lomé et signe entre autres les mises en scène de Mère Courage de Brecht, La Route de Wole Soyinka et Récupération de Kossi Efoui. Animateur sur Radio Lomé, il est licencié en 1992 pour raisons politiques. Profitant de son remerciement, il poursuit ses études en France (à Bordeaux) où il obtient un doctorat en littératures française, francophone et comparée. Nouvelliste, dramaturge, traducteur, Kangni Alem est également critique littéraire et a enseigné aux universités de Wisconsin-Madison et de Bordeaux-III. En 2001, il publie un essai, Rachid Boudjedra, la passion de l'intertexte aux Presses universitaires de Bordeaux. Connu d'abord comme dramaturge, le théâtre lui permettant de contourner la censure sévissant dans son pays, Kangni Alem remporte le prix Tchicaya U Tam'si du concours théâtral interafricain de RFI en 1990 avec sa pièce Chemins de croix (NEA Togo, 1991). Dans la foulée, il publie chez le même éditeur La Saga des rois, pièce féroce tournant en dérision le culte des personnalités politiques courant en Afrique. En 1994, explorant la mémoire africaine, il publie et met en scène sa pièce Nuit de cristal (Limoges, Le Bruit des autres), et récemment Atterrissage, une pièce sur le drame des deux jeunes guinéens retrouvés morts en 1999 dans le train d'atterrissage d'un avion de la Sabena. En 2000 aux éditions Acoria il publie La gazelle s'agenouille pour pleurer, (réédition Le Serpent à Plumes, 2003, coll. Motifs), douze nouvelles comme autant de variations sur le chaos et le trouble des dictatures et des espérances démocratiques. Il signe Cola cola jazz, son premier roman (Éditions Dapper, 2002), texte hallucinant qui explore par le récit de deux jeunes femmes un pays en perdition, entre rire éternel et absurde infini. En 2003, il s'est vu décerner par l'ADELF (Association des Écrivains de Langue Française) le Grand Prix Littéraire d'Afrique Noire pour son roman Cola cola jazz. La suite de ce roman a paru également chez Dapper en 2005 sous le titre Canailles et charlatans. Kangni Alem est, pour les Éditions Dapper, traducteur de Ken Saro-Wiwa, auteur exécuté en novembre 1995 par pendaison par les autorités nigérianes : Basi and Company (Mister B millionnaire), Lemona's Tale (Lemona). Chercheur associé au CELFA (université Michel de Montaigne Bordeaux III), il réside actuellement à Bordeaux et continue d'enseigner le théâtre et la littérature comparée à l'université de Lomé. (source : www.togocultures.com) Vassilis ALEXAKIS Fils du comédien Yannis Alexakis, Vassilis Alexakis s'installe à Paris en 1968 mais ne cesse de partager sa vie entre la France et son pays d'origine, la Grèce. L'oeuvre de ce prolifique auteur est inspirée du mélange de ces deux cultures. Vassilis Alexakis écrit tantôt en français, tantôt en grec, des récits teintés d'humour noir, mêlant autobiographie, histoire universelle, récit fantastique et roman policier. Journaliste, romancier, cinéaste et dessinateur, il est l'auteur de plus d'une quinzaine d'ouvrages, dont notamment 'Le Sandwich', 'La Tête du chat', 'Contrôle d'identité', 'Paris-Athènes', 'La Langue maternelle' et 'Les Mots étrangers'. Il publie en 2007 'Ap. J.-C.', roman racontant le périple d'un jeune historien chargé par sa logeuse d'enquêter sur les moines du mont Athos. L'oeuvre de Vassilis Alexakis, partagée entre deux cultures, fait pénétrer le lecteur au coeur de l'histoire intime et universelle de l'homme... (source : www.evene.fr ) Nora ATALLA Nora Atalla a grandi et entrepris des études à Montréal et depuis juin 2005, elle s'est installée dans la Ville de Québec. Récipiendaire de nombreux prix et honneurs partout dans la Francophonie, notamment en 2007, le Grand Prix de poésie internationale de l’Union des Poètes francophones (UPF) et du Premier prix de la Francophonie (poésie) et en 2006, le Premier prix du Libraire et le Premier prix du Rêve lors du concours international de Regards. Nora Atalla a participé à pas moins d'une quinzaines d'anthologies de poésie en France et au Québec. De façon régulière paraissent dans diverses publications des nouvelles, contes et poèmes de son cru, ainsi que des poèmes dans la revue littéraire internationale de poésie québécoise Carquois, et couramment en France dans les revues de poésie Expression Les Adex (Rouville), Plumes et Pinceaux (Bruxelles) et 2000 Regards (Nevers). Depuis octobre 2005, Nora Atalla est publiée dans Clarté Magazine, une revue mensuelle édité par Méditions Coprah à Paris. Son premier roman, intitulé La couleur du sang, verra le jour à l'automne 2007 aux Éditions GID. (source : www.nora-atalla.com ) Charles BAUDELAIRE Charles Baudelaire n'a jamais accepté le remariage de sa mère avec Aupick alors qu'il n'avait que sept ans. Est-ce là la cause de son esprit rebelle? Toujours est-il qu'il se fait exclure du lycée Louis-le-Grand, fermement décidé à mener une vie de dandy. Décision contrariée par son beau-père, qui le fait embarquer de force sur un paquebot en direction des Indes, puis qui place sous tutelle judiciaire la fortune héritée de son père et menacée d'être rapidement dilapidée. Contraint de travailler, Baudelaire se consacre à la critique d'art et à la traduction des oeuvres d'Edgar Poe. En 1857 paraissent 'Les fleurs du mal', recueil de vers exaltant la beauté en germe dans toute perversité, dans toute souffrance. L'ouvrage est condamné pour 'outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs'. Il faut dire que le poète fait fi des valeurs bourgeoises triomphantes en ce siècle. Il s'éteint prématurément, le corps rongé par la syphilis, l'alcool et autres substances hallucinogènes. Son oeuvre fonde la modernité poétique, en particulier le symbolisme. (source : www.evene.fr ) Tahar BEKRI Poète né en 1951 à Gabès en Tunisie. Vit à Paris depuis 1976. Écrit en français et en arabe. A publié une vingtaine d'ouvrages ( poésie, essai, livre d'art ). Sa poésie, saluée par la critique, est traduite dans différentes langues (russe, anglais, italien, espagnol, turc, etc.). Elle fait l'objet de travaux universitaires. Son oeuvre, marquée par l'exil et l'errance, évoque des traversées de temps et d'espaces continuellement réinventés. Parole intérieure, elle est enracinée dans la mémoire, en quête d'horizons nouveaux, à la croisée de la tradition et de la modernité. Elle se veut avant tout chant fraternel, terre sans frontières. Tahar Bekri est considéré aujourd'hui comme l'une des voix importantes du Maghreb. Il est actuellement Maître de conférences à l'Université de Paris X-Nanterre. (source : tahar.bekri.free.fr ) François BLAIS Originaire de Grand-Mère, en Mauricie, François Blais habite maintenant à Québec. En 2006, il a fait paraître son premier roman aux Éditions de L'Instant Même, Iphigénie en Haute-Ville, finaliste pour de nombreux prix, dont le Prix des libraires du Québec. Son dernier livre (Nous autres ça compte pas), est paru à l'automne 2007. Jusqu'à maintenant il n'a été finaliste pour aucun prix, mais il se lit tout de même agréablement, du moins de l'avis de l'auteur. Odile BRUNET Diplômée de l’Université Laval en communication et en administration, Odile Brunet vit à Québec avec ses deux filles, leur père et peut-être une ou deux araignées... Elle poursuit sa démarche d’écriture dans les ateliers d’Esther Croft. Odile lit ses poèmes lors de rencontres littéraires publiques ou privées. Au printemps 2006, sa suite poétique « Les digues du silence » lui a valu une deuxième mention du Prix Brèves littéraires poésie et une première publication de ses poèmes dans la revue Brèves. Elle a remporté un deuxième prix lors d’un concours de haïkus organisé au Cégep de Sainte-Foy et a été lauréate du concours Et si j’étais poète? fêtant les 40 ans du métro de Montréal. Patrick CHAMOISEAU Patrick Chamoiseau est né le 3 décembre 1953 à Fort-de-France (Martinique). Après des études de droit et d'économie sociale en France, il devient un travailleur social, d'abord dans l'Hexagone, puis en Martinique. Inspiré par l'ethnographie, il s'intéresse aux formes culturelles disparaissantes de son île natale (les djobeurs du marché de Fort-de-France, et les vieux conteurs) et il redécouvre le dynamisme de sa première langue, le créole, langue qu'il a dû abandonner au moment de ses études primaires. En 1986 il publie son premier roman, Chronique des sept misères, où il raconte l'expérience collective des djobeurs et étale son invention d'un nouveau style linguistique, un langage hybride accessible aux lecteurs de la Métropole qui contient néanmoins les valeurs socio-symboliques du créole, la provocation et la subversion. Par la suite apparaît son deuxième roman Solibo magnifique (1988), livre qui développe les thèmes de la recherche d'une identité martiniquaise par les pratiques culturelles du passé. Il est par son troisième roman pourtant que Chamoiseau éclate sur la scène internationale. Texaco (1992), grande épopée, raconte les souffrances de trois générations, d'abord sous l'esclavage, puis pendant la première migration vers l'Enville, enfin à l'époque actuelle. Texaco gagne le Prix Goncourt et établit Chamoiseau comme la vedette du mouvement créoliste. Pendant qu'il produisait ces trois romans, Chamoiseau travaillait aussi à d'autres projets. Avec Jean Bernabé et Raphaël Confiant, il publie en 1989 Éloge de la créolité, le manifeste de la créolité, et par la suite Lettres créoles avec Confiant, un essai sur la littérature antillaise de 1635 à 1975. De plus il écrit une autobiographie (Une enfance créole 2 volumes), il édite une collection de contes créoles (Au temps de l'antan) et, en collaboration avec le photographe Rodolphe Hammadi, Guyane: Traces-Mémoires du bagne. l'oeuvre récente de Chamoiseau continue à se développer au carrefour de la théorie et la création artistique : un conte de l'époque esclavagiste L'esclave vieil homme et le molosse (1997), un texte à moitié théorique, à moitié autobiographique, Écrire en pays dominé (1997), et son quatrième roman, Biblique des derniers gestes (2002). (source : île en île, un site pour valoriser les ressources informatives et culturelles du monde insulaire francophone ) Guy CLOUTIER Écrivain et critique littéraire, Guy Cloutier a obtenu en 1986 un doctorat en littérature française de l'Université Laval. Il enseigne au Cégep Lévis-Lauzon depuis 1971 et à l'Université Laval en création littéraire, il a également enseigné au Cégep Limoilou de 1995 à 1997. Guy Cloutier a publié dans plusieurs revues, tant au Québec qu'à l'étranger. Critique littéraire au Soleil et au Magazine littéraire, il collabore également à Nuit Blanche. Il a été fait Chevalier de l'Ordre des Palmes Académiques en 1990. Sa poésie, comme ses récits, révèlent un univers sombre et symbolique, où l'obsession de la mort et du néant domine. Guy Cloutier a publié, depuis 1978, une vingtaine d'ouvrages, au Québec et en France, dont en 2006, Ce tressaillement du loup, (avec des oeuvres de René Laubiès) chez Dumerchez éditeur et Le goût de l'autre, un essai sur Les Poètes de l'Amérique française, au Noroît. Il vient de publier, toujours au Noroît, L'étincelle suffit à la constellation, (avec des oeuvres de Julius Baltazar, Frédéric Benrath et René Laubiès). Guy Cloutier assume la direction artistique des Poètes de l'Amérique française depuis leur création à l'automne 1996. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Maryse CONDÉ Maryse Condé est née le 11 février 1937 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) où sa scolarité secondaire s'est déroulée avant qu'elle ne vienne à Paris étudier les Lettres Classiques à la Sorbonne. En 1960, elle se marie au comédien Mamadou Condé et part pour la Guinée où elle affronte les problèmes inhérents aux États nouvellement indépendants. Après son divorce, elle continue de séjourner en Afrique (au Ghana et au Sénégal notamment) avec ses quatre enfants. De retour en France en 1973, elle se remarie à Richard Philcox, enseigne dans diverses universités et entame sa carrière de romancière. Après la publication de Ségou, son quatrième roman, elle rentre en Guadeloupe. Cependant, elle quitte bientôt son île natale pour s'établir aux USA où elle enseigne aujourd'hui à Columbia University. Ses oeuvres principales sont Heremakhonon (1976), Ségou (2 volumes, 1984-85), Desirada (1997), Célanire cou-coupé (2000). (source : île en île, un site pour valoriser les ressources informatives et culturelles du monde insulaire francophone) Olivier DECK Né à Pau en 1962 en Béarn. Écrivain, il est aussi peintre, photographe, musicien... Hors de toute démarche programmée, son oeuvre protéiforme cherche l’expression la plus juste du chant intérieur. Le sentiment sonore, ténu, intime qui relie l’homme au monde. Ses diverses pratiques convergent, se rassemblent en l’écriture. Elles y trouvent leur cohésion et lui confèrent ses lumières, ses textures, sa musique. Cette mélodie qui émane de chaque être de façon distincte. La poésie d’Olivier Deck a été présentée lors d’une communication du colloque sur François Cheng, organisé par le Professeur Pierre Brunel, qui s’est tenu en Sorbonne le 25 et 26 septembre 2006. Elle figure dans l’Anthologie des nouveaux poètes français de Matthias Vincenot et Jean-Luc Favre. (source : www.olivier-deck.com ) Philippe DELAVEAU Philippe Delaveau est un écrivain et poète français né en 1950. Lauréat des prix Apollinaire et Max Jacob, il a reçu en 2000 le grand prix de Poésie de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre. Il a publié notamment Instants d'éternité faillible, Petites gloires ordinaires, Labeur du Temps, Le Veilleur Amoureux et Eucharis aux éditions Gallimard. Alfred DESROCHERS Poète, Alfred Desrochers travaille d'abord comme mouleur de fonte avant d'entreprendre des études classiques chez les franciscains de Trois-Rivières. Il y fréquente ensuite, de 1918 à 1921, le collège séraphique, puis devient commis de magasin, homme de chantier et ouvrier de filature, avant d'entrer à La Tribune en 1925. En 1927, il fonde L'Étoile de l'Est, hebdomadaire dont il est le rédacteur en chef jusqu'en 1928, année où paraît son premier recueil de poèmes. Traducteur à Ottawa, puis secrétaire de la Fédération libérale nationale en 1945, il retourne à La Tribune en 1946 et y demeure jusqu'en 1952. De nouveau traducteur, mais cette fois à La Presse canadienne en 1953, il prend sa retraite en 1964. Alfred Desrochers a reçu le Prix du Lieutenant-gouverneur en 1931 et le Prix Athanase-David en 1932, pour À l'ombre de l'Orford. En 1964, la Société Saint-Jean-Baptiste lui a remis le Prix Duvernay pour l'ensemble de son oeuvre. En octobre 1976, l'Université de Sherbrooke l'a consacré doctor honoris causa. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Jean DÉSY Écrivain, Jean Désy détient un doctorat en médecine (1978) de même qu'un doctorat en littérature québécoise (1990) de l'Université Laval. Il a enseigné la littérature au Cégep de Sainte-Foy de 1992 à 1994. Il a collaboré à plusieurs ouvrages collectifs et publié une dizaine de livres : romans, essais, récits et recueils de poésie. Il a été médecin généraliste pendant sept ans sur la Côte-Nord et il a travaillé en médecine d'urgence à l'hôpital de Loretteville. Jean Désy a reçu le troisième prix au concours Robert-Cliche 1988 pour son roman Baie Victor. Il a obtenu le Prix de création du Conseil de la culture de Québec pour le recueil Urgences, récits et anecdotes En 1991 et en 1992 le Prix du livre d'intérêt général du Gala du livre du Saguenay Lac-Saint-Jean pour l'essai la Rêverie du froid. En 1996, son recueil de nouvelles Docteur Wincot a été récompensé par le premier prix du Salon du livre du Saguenay Lac-Saint-Jean et par le premier prix de la BCP du Saguenay Lac-Saint-Jean. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Ananda DEVI Ananda Devi est née le 23 mars 1957 à Trois-Boutiques (Île Maurice), au milieu des champs de canne à sucre. L'île Maurice est, dans sa splendeur et sa diversité humaine, au coeur de l'oeuvre d'Ananda Nirsimloo-Anenden. Cette ethnologue de formation docteur en anthropologie sociale (University of London) , et traductrice de métier, est sensible à l'imbrication des identités et des langages ; aussi explore-t-elle avec une grande acuité de nombreux caractères humains, recomposant ainsi les multiples univers qui se côtoient, s'affrontent, se déchirent dans un espace insulaire qui n'est pas moins analysé que recréé. Si elle a choisi d'écrire en français, ses romans et ses nouvelles intègrent le créole et l'hindi. Son style incisif, lyrique et pénétrant, offre à la langue française de nouvelles dimensions culturelles et linguistiques liées à son île natale. Ananda Devi vit à Ferney-Voltaire (près de Genève) depuis 1989, après avoir passé quelques années au Congo-Brazzaville. Parmi les auteurs de l'Océan Indien, Ananda Devi est considérée comme une figure centrale et des plus prolifiques. Son oeuvre compte des romans, un recueil de poèmes et plusieurs nouvelles, dont Harrikrisna Anenden a fait un long-métrage en 2006 (« La cathédrale »). Depuis son premier roman, son oeuvre met en scène l'autodestruction causée par différentes sortes d'enfermement. Si Rue la Poudrière aborde la prostitution, Le Voile de Draupadi décrit la souffrance d'une femme indienne qui refuse d'être étouffée par les traditions. L'arbre fouet, marqué par la violence du parricide, poursuit ce questionnement dans un univers plus onirique, un univers que l'auteur approfondit dans Moi, l'interdite. Le rejet de Mouna, dont le bec de lièvre devient l'image de la monstruosité, la pousse à trouver refuge auprès d'un chien. Sa recherche de tendresse devient une descente chtonienne aux enfers, seule libération possible pour la narratrice. Pagli fait écho aux ouvrages précédents en abordant la réclusion dans le mariage arrangé, mais s'en distingue par l'accent mis sur l'insoumission : celle de Pagli qui se refuse à son époux et celle du style poétique de l'auteur qui réinvente genres littéraires et langue française. Soupir met en scène la quête impossible d'un groupe de désemparés de la terre à la recherche d'un avenir dans la culture de la ganja. En décrivant comment un enfant est poussé à se réfugier dans la mer, La Vie de Joséphin le fou pousse encore plus loin la question de l'ostracisme. Ève de ses décombres (2006), couronné par le prix des Cinq Continents de la francophonie et le prix RFO, confirme le talent de l'auteur au sein de l'espace littéraire francophone. Devi y explore les stratégies de survie de quatre adolescents de 17 ans rassemblés autour d'un meurtre à Troumaron, un quartier de réfugiés des cyclones. Ève y vend son corps tout en croyant être une prédatrice. Se relèvera-t-elle de ses décombres ? L'auteur nous livre avec tact les voix intérieures de ces personnages sans véritable avenir. L'oeuvre d'Ananda Devi est à la fois tragique et poétique. Hantée par les questions de l'exclusion, de l'altérité, de la déviance et de la souffrance, elle dénonce le climat étouffant d'une société aux multiples cloisonnements. Par la force et la violence des mots, elle se dresse contre toute forme de rejet et propose un véritable engagement de l'imaginaire insulaire pour la reconnaissance de l'altérité. (source : île en île, un site pour valoriser les ressources informatives et culturelles du monde insulaire francophone ) Fatou DIOME Fatou Diome est née en 1968 à Niodior, une petite île du Sénégal. Elle vit actuellement (2006) en France, à Strasbourg. Après avoir publié un recueil de nouvelles en 2001, elle remporte un franc succès avec son premier roman Le ventre de l'Atlantique. (source : un-livre.un-jour.org ) Jean DORVAL Poète, Jean Dorval conçoit et anime des ateliers d’écriture (création littéraire multiforme et tout récemment le haïku) depuis une dizaine d’années. Il a été membre du Comité de rédaction de Revue Poésie de Québec de 2000 à 2002 et y participe depuis 1997. D’autre part, il agit bénévolement à titre de membre du jury du Concours Littéraire Richelieu pour la régionale Cap-Diamant depuis 2000. Depuis l'automne 2004, il anime une émission radiophonique à la chaîne CKIA 88,3 FM, intitulée Haïku de foudre, consacrée, comme son nom l'indique, à ce genre poétique d'origine japonaise. Jean Dorval a publié Carnet du Promeneur (Éditions Mémoire vive, 1997) et Les Préposés Magnifiques (sous forme d’affiche aux Éditions Les Ateliers Créateurs, 2000). Il a participé également à de nombreux collectifs du haïku, dont Dire la faune (Éditions David, 2003) et Dire la flore (Éditions David, 2004), ainsi que Ombres et lumières, une anthologie du haïku franco-bulgare publiée aux Éditions LCR de Bulgarie. En 1993, il a reçu le 5e Prix Humanitas Poetry Contest (London Ontario) et, en 1994, il a reçu une mention spéciale, lors du Prix Chantauteuil, pour le poème Pays-Fleuve. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Edmé ÉTIENNE Depuis maintenant 7 ans, Edmé Étienne vit d’une recherche poétique, libertaire et chrétienne. Il a donné 2 récitals, un en duo et un autre en solo, au cours des deux dernières années. L’ostie de criss de paix, son premier livre, devrait paraître en août prochain. L’écriture d’Edmé Étienne flirte avec le joual et un langage dur pour dire davantage de douceur. Isabelle FOREST Isabelle Forest est romancière, poète et animatrice d’ateliers d’écriture. Elle a publié un roman, La Crevasse (Lanctôt Éditeur, 2004) et quelques recueils de poésie, dont Les chambres orphelines (Les Écrits des Forges, 2003). Ses textes ont aussi été édités dans de nombreux collectifs au Québec, en France et en Belgique, ainsi que dans deux anthologies. Son travail en poésie a été récompensé par les Prix Alphonse-Piché (1998 et 2001), le Prix Félix-Leclerc (2003) et les Prix littéraires de Radio-Canada (2007). Au printemps 2006, elle était l’invitée de la Ville de Paris dans le cadre de la résidence d’écriture Québec-Paris. Elle est également directrice littéraire et administrative d’EXMURO arts publics, un organisme culturel voué à la diffusion et à la promotion des arts et de la littérature dans l’espace public urbain. FRANKÉTIENNE Enseignant, chanteur, comédien, dramaturge, écrivain et peintre, Frankétienne, de son vrai nom Franck Étienne, est né le 12 avril 1936 dans une section rurale de l'Artibonite, suite, dit-il, au « viol d'une paysanne haïtienne de treize ans par un vieil industriel américain ». Accroché obstinément à son bout d'île qu'il a refusé de quitter même pour un court séjour durant les années Duvalier, publiant régulièrement (depuis quarante ans) dans les deux langues des traditions littéraires haïtiennes, jouissant d'une large audience nationale, plus qu'aucun autre, Frankétienne est écrivain haïtien. Tourmenté comme il l'est, Frankétienne ne pouvait se dérober à l'urgence d'une aventure au coeur de la langue haïtienne, sa maternelle. En 1975, il publie le premier roman haïtien, au sens fort du terme : Dézafi (réédité en France par Vents d'ailleurs en 2002). Plus qu'une révélation : au-delà des mots, Frankétienne écrivait, dix ans avant, la chute du régime jean-claudiste en 1986 : la résurrection par le sel de la bande des zombis. Mais entre le désespoir sans borne d'Ultravocal et le réveil brutal de Dézafi, il y a le passage obligé par l'insoutenable exil : Pèlin-Tèt (1978), qui a connu un succès sans précédent dans l'histoire du théâtre contemporain haïtien, tant en Haïti qu'à l'étranger, consacra définitivement Frankétienne, écrivain national. Frankétienne passe sur la scène pour diriger et jouer Totolomanwèl dans une version à un comédien (1990) et dont il fait un vidéo (1996) puis Kalibofobo (1988, 1997), Pèlentèt d'où il tire également un vidéo (2000) , jusqu'à Foukifoura (2000), oeuvre pour un comédien qui lui assure une entrée remarquée au off d'Avignon en 2004. Son théâtre, fortement influencé par celui de Beckett, notamment son Godot, est avant tout une synthèse de réflexion de l'artiste face l'absurdité du monde et les misères haïtiennes. Frankétienne co-fondateur du mouvement spiraliste comparé aujourd'hui à l'égal des Dos Passos, des Césaire, des Carpentier, des Naipaul, est un de ces géants qui ont marqué et marqueront les littératures américaines. Il a su trouver dans différentes formes d'expressions populaires haïtiennes la source vive de nouvelles esthétiques, tout à fait modernes et actuelles, dont Ultravocal (1972), Dézafi (1975), Kaselezo (1985 / 1987), L'Oiseau schizophone (1993) et H'Éros-Chimères (2002) sont exemplaires. (source : île en île, un site pour valoriser les ressources informatives et culturelles du monde insulaire francophone ) Émilie GAGNÉ Émilie Gagné est née un jour de grosse tempête dans la contrée lointaine de Notre-Dame-du-Rosaire, un village du Nord du Lac-Saint-Jean. Dès son jeune âge, Émilie a le verbomoteur très actif, ce qui ne manque pas d’étourdir l’entourage immédiat. Le secondaire 3 est une année décisive pour Émilie. Elle fait ses premières expériences radiophoniques à la radio étudiante. C’est aussi cette année-là qu’elle fait les premiers pas dans un domaine qui lui tient à coeur, l’improvisation. Le reste de son secondaire se poursuit dans la même voie, c’est à dire radio, impro et journal étudiant. À l’automne 2003, Émilie fait son entrée au Cégep de Jonquière en Arts et technologies des médias. C’est durant cette période qu’elle fera des rencontres qui changeront à jamais le cours de sa vie. Pendant trois années inoubliables, elle étudie dans le profil animation et production radiophonique aux côtés de nul autre que Jonathan Habel. Après une séparation très dure avec ses collègues de CLASS (nom de la radio), Émilie prend la longue route de Gaspé pour travailler à Radio Gaspésie. Malgré l’éloignement assez difficile du clan familial, Émilie saute à pied joint dans son travail d’animatrice, sans oublier de s’amuser. Si les Jeannois sont hospitaliers, que dire des Gaspésiens et des Gaspésiennes. À l’automne, un peu désillusionnée de la radio, Émilie fait une demande à l’Université Laval, pour compléter un certificat en communication publique. La réponse de l’Université se faisant attendre, elle était déterminée à rester à Gaspé encore quelques mois. En décembre, elle a reçu son acceptation. En janvier, elle a sauté dans l’autobus pour se rendre dans la capitale nationale pour s’endetter un peu plus... euh étudier un peu plus. Surchargée de lecture et de cours, vous pourrez retrouver Émilie à Place Laurier où elle travaille ou encore devant son ordinateur à écrire une chronique pour dimanchematin.com (source : dimanchematin.com ) François-Xavier GARNEAU Écrivain, François-Xavier Garneau est un autodidacte grâce à sa rencontre à l'âge de 12 ans de l'éducateur Joseph-François Perrault qui le forme. De famille modeste, François-Xavier Garneau doit travailler rapidement : il entre à 16 ans comme clerc dans l'étude d'Archibald Campbell pour devenir notaire en 1830. Il part ensuite pour l'Europe en 1831, suit les cours de Michelet à Paris et fait connaissance d'O'Connel, libérateur de l'Irlande. C'est à cette époque qu'il décide de devenir écrivain et historien. On lui doit sa célèbre Histoire du Canada publiée de 1845 à 1852. De retour à Québec, il est journaliste et fonde L'Abeille canadienne en 1833 et L'Institut en 1841. Il publie aussi des poèmes dans Le Canadien. Il devient traducteur à l'Assemblée législative, puis greffier à la ville en 1843, et, il est élu président de l'Institut canadien de Québec en 1851. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Hector de Saint-Denys GARNEAU Poète, Saint-Denys Garneau est l'arrière-petit-fils de François-Xavier Garneau. Il passe son enfance au manoir familial de Juchereau-Duchesnay (Port-neuf), puis à Montréal où sa famille s'installe en 1923. Il fréquente le Collège Sainte-Marie (1923), le Collège Loyola (1924) et le Collège Jean-de-Brébeuf (1924), et il étudie également la peinture au Collège des beaux-arts de Montréal. Dès 1927, il publie des articles sur l'art et des poèmes dans la Revue scientifique et artistique. En 1934, il abandonne ses études pour des raisons de santé. Il expose ses peintures à la Galerie des arts de Montréal et fonde La Relève avec Robert Charbonneau, Paul Beaulieu et Robert Élie où il publiera jusqu'en 1937. De plus, il collabore à plusieurs autres revues dont Idées, Le Canada et L'Action nationale. En 1937, il passe trois semaines en France puis s'isole peu à peu. Il meurt d'une crise cardiaque à l'âge de 31 ans. Saint-Denys Garneau a reçu en 1926 le Premier Prix du Concours littéraire de la maison Henri Morgan ainsi que le Prix du Poetry Group de la Canadian Authors Association en 1928. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Alain GRANDBOIS Poète, nouvelliste, mémorialiste et essayiste, Alain Grandbois a fait des études classiques au Collège de Montréal et au Séminaire de Québec, puis à l'Université Saint-Dunstan à Charlottetown, et à l'Université Laval de Québec, où il devient licencié en droit (1924). De 1924 à 1939, il séjourne à Paris et voyage en Europe grâce à un héritage. Il fréquente alors de nombreux artistes et poètes et se lie avec Pellan, Cendrars et Marcel Dugas, entre autres. Il revient à Montréal en 1939, puis s'installe dans un village près de Québec pour écrire Les Voyages de Marco Polo. Il devient ensuite le bibliographe de la Bibliothèque Saint-Sulpice de Montréal. Dès lors, il collabore à plusieurs revues dont Amérique française, Poésie 46, Liaison, Liberté et La nouvelle Revue canadienne. De 1950 à 1952, il réalise et anime une émission sur la littérature canadienne pour Radio-Canada. En 1961, il devient fonctionnaire au Musée provincial de Québec. Alain Grandbois a reçu trois fois le Prix Athanase-David (1941, 1947 et 1969), le Prix Duvernay en 1950, le Prix Québec-Paris en 1963, le Prix Molson en 1964 et, en 1968, la Médaille d'or de l'Académie canadienne-française pour l'ensemble de son oeuvre. Rompant avec le classicisme, la poésie d'Alain Granbois est importante dans l'histoire littéraire du Québec; son lyrisme et son écriture symbolique ont en effet influencé les générations suivantes. Ses vers libres, simples et rythmés, abordent les grands thèmes de l'expérience humaine (l'amour, la mort, l'exil) à partir d'une quête tragique d'un idéal jamais atteint. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Victor HUGO Fils d'un général d'Empire souvent absent, Victor Hugo est élevé surtout par sa mère. Alors qu'il est encore élève au lycée Louis le Grand, il se fait connaître en publiant son premier recueil de poèmes, 'Odes' et obtient, pour celui-ci, une pension de Louis XVIII. Chef d'un groupe de jeunes écrivains, il publie en 1827 sa première pièce de théâtre en vers, 'Cromwell', puis 'Orientales', 'Hernani'. Il s'impose comme le porte-parole du romantisme aux côtés de Gérard de Nerval et de Gauthier. En 1831, il publie son premier roman historique, 'Notre-Dame de Paris', et en 1838 son chef-d'oeuvre romantique 'Ruy Blas'. En 1841, il est élu à l'Académie française. En 1843, la mort de sa fille Léopoldine le déchire et le pousse à réviser son action. Il entame une carrière politique. Élu à l'Assemblée constituante en 1848, il prend position contre la société qui l'entoure : la peine de mort, la misère, l'ordre moral et religieux. C'est en 1862 que Victor Hugo termine 'Les Misérables', immense succès populaire à l'époque. Fervent opposant au coup d'État du 2 décembre 1851, il doit prendre le chemin de l'exil jusqu'en 1870. Installé à Jersey et Guernesey, il écrit 'Les Châtiments', et 'Les Contemplations'. De retour en France, à plus de 60 ans, il entame la rédaction de 'La Légende des siècles'. Poète romantique, dramaturge en rupture avec les codes classiques, et auteur de romans mythiques, Victor Hugo a connu la gloire populaire et la reconnaissance de ses pairs. (source : www.evene.fr ) Guy Régis JUNIOR Enfant terrible du théâtre haïtien, Guy Junior Régis est né et vit à Port-au-Prince (Haïti). Depuis une dizaine d’années, après des études en anthropologie et en psychologie, il se consacre au théâtre. Avec d’autres artistes, il fonde en 2001, le collectif "NOUS Théâtre" : un Mouvement qui initie une nouvelle forme de théâtre contemporain en Haïti. Dès ses toutes premières mises en scène, Baka Ròklò (petit diable rebelle : traduction française de son nom d’emprunt) avec ses textes incisifs, sa technique particulière de mise en mouvement du corps sur scène, son théâtre de "dérision cruelle", rituel et politique, il a renouvelé la pratique et l’esthétique de cet art en Haïti. Guy Junior Régis est à la fois poète, cinéaste, comédien, metteur en scène et dramaturge, ses travaux sont honorés par de nombreuses distinctions et bénéficient maintenant d’une audience internationale. Il crée en 2003, à Port-au-Prince, Service Violence Série, plusieurs sketches sur les tractations politiques qu’a connues le pays au cours des récentes décennies. Le succès de ce spectacle qui sera joué par la suite au Théâtre national de Belgique, au Festival de Liège et au Francophonies en Limousin (2005) est indéniable. Il s’est distingué en 2000, par le Prix Jean Brierre, prix international de poésie (Port-au-Prince et Dakar) pour son long poème Le temps des carnassiers. Il est aussi l’auteur de deux courts métrages remarqués (Blackout et Pays-sauve-qui-peut, 2002). (source : www.lesfrancophonies.com ) Jean-Paul KAUFFMANN Jean-Paul Kauffmann est né en 1944. Journaliste au Matin de Paris dès 1977, puis grand reporter à L’Événement du Jeudi, il est enlevé à Beyrouth avec Michel Seurat le 22 mai 1985 au Liban. Contrairement à Michel Seurat, mort en détention, il a été libéré le 4 mai 1988. En 1994, il crée la revue L’Amateur de cigare. Écrivain, il a publié L’Arche des Kerguelen (Flammarion, 1993) ; La Chambre noire de Longwood (La Table Ronde, 1997) qui a reçu le Prix Fémina essai, le Prix Roger Nimier, le Grand Prix Lire-RTL, le Prix Jules Verne et le Prix Joseph Kessel ; La Lutte avec L’Ange (La Table Ronde, 2001) et 31, allées Damour - Raymond Guérin 1905-1955 (La Table ronde / Berg International, 2004). Tous ces livres ont une thématique commune : l'enfermement mais n'évoque jamais directement son expérience d'otage. En 2002, Jean-Paul Kauffmann reçoit le Prix de littérature Paul Morand remis par l’Académie française. Pour la première fois en 2007, dans La Maison du retour (Nil éditions, 2007), il évoque sa captivité, sa position d'otage et les moments qui ont suivi son retour, le douloureux réapprentissage d'une vie "normale", son impossibilité à lire, lui, le passionné de littérature. Comme dans tous les livres de Jean-Paul Kauffman, tout est écrit sur un ton feutré au travers de l'histoire de l'achat d'une maison, tanière ou sas pour revenir vers sa famille, vers la vie. Il est aussi un distingué amateur de vins de Bordeaux. (source : fr.wikipedia.org ) Yasmina KHADRA Yasmina Khadra, révèle dans un entretien au Monde des Livres que sous cette identité féminine se cache un homme. Dans L'écrivain, paru en 2001, le mystère est entièrement dissipé. Yasmina Khadra s'appelle de son vrai nom Mohamed Moulessehoul, qui a déjà publié sous ce nom nouvelles et romans en Algérie. Officier dans l'armée algérienne, il a participé à la guerre contre le terrorisme. Il a quitté l'institution en 2000, avec le grade de commandant, pour se consacrer à sa vocation: écrire. Il choisit de le faire en français. Morituri le révèle au grand public. Aujourd'hui écrivain internationalement connu, Yasmina Khadra est traduit en 14 langues. Ses parutions chez Julliard sont : Les agneaux du seigneur (1998), A quoi rêvent les loups (1999), L'écrivain (2001), L'imposture des mots (2002), Les hirondelles de Kaboul (2002), Cousine K (2003), La part du mort (2004), L'attentat (2005) et Les sirènes de Bagdad (2006). (source : www.yasmina-khadra.com ) Venance KONAN Venance Konan est un journaliste et écrivain de Côte d'Ivoire. Ses talents de journaliste lui ont valu d'être plusieurs fois récompensé par le prestigieux prix Ebony. Propulsé sur le devant de la scène par son best-seller Les prisonniers de la haine en 2003, il en est a sa troisième production littéraire en 2007 avec Nègreries. (source : fr.wikipedia.org ) Koffi KWAHULÉ Koffi Kwahulé est un écrivain de ivoirien, lauréat 2006 du Prix Ahmadou Kourouma pour son roman Babyface (éditions Gallimard) et Grand Prix Ivoirien des Lettres 2006 . Né en 1956 à Abengourou (Côte d'Ivoire), Koffi Kwahulé est dramaturge, comédien et metteur en scène. Il commence sa formation à l'Institut National des arts d'Abidjan. Titulaire d'une bourse d'état, il poursuit ses études en France, à l'école Nationale Supérieure des arts et des techniques du Théâtre de Paris (rue Blanche). Il obtient un Doctorat d'Études théâtrales à la Sorbonne-Nouvelle Paris III. Depuis 1977, il a écrit près d'une vingtaine de pièces de théâtres, certaines sont publiées aux éditions Lansman et Théâtrales. Dès ses premiers textes apparaît une écriture forte, qui dynamite l'usage habituel de la langue : écriture charnelle, conçue dans la violence immédiate que peut avoir l'oralité dans sa dynamique de parole abrupte, écriture musicale, obsédante, brûlante et saccadée comme un rythme enfiévré de jazz. Il reste aujourd’hui l’un des auteurs dramatiques africains les plus joués au plan international. Traduites en plusieurs langues, ses pièces sont créées en Europe, en Afrique, aux États-Unis et au Canada. (source : fr.wikipedia.org ) Vincent-Charles LAMBERT Vincent Charles Lambert poursuit des études de lettres à l'Université Laval. En 2005, il a publié un recueil de poèmes et une anthologie de la chronique au Canada français, dont il prépare le second tome. Il prépare une thèse sur la poésie québécoise des années 1860 à 1930. Gatien LAPOINTE Poète, Gatien Lapointe fait ses études au Petit Séminaire, à l'école des arts graphiques, à l'Université de Montréal et à la Sorbonne. Il enseigne de 1962 à 1969 au Collège militaire Saint-Jean, puis anime, à partir de 1969, un atelier de création à l'Université du Québec à Trois-Rivières. C'est dans cette même ville qu'il fonde en 1971, avec quelques étudiants, la maison d'édition les Écrits des Forges. Gatien Lapointe a été lauréat, en 1962, du Prix du Club des poètes pour Le Temps premier. En 1963, il a obtenu le Prix du Gouverneur général, le Prix du Maurier et le Prix de la province de Québec pour son Ode au Saint-Laurent. Il a de nouveau reçu le Prix de la province du Québec pour Le Premier Mot en 1967. Le Prix de littérature Gérald Godin lui a été attribué à titre posthume en 1984. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Carol LEBEL Carol LeBel est né à Québec en 1949 et il habite à Chicoutimi. Il enseigne la philosophie au Cégep de Chicoutimi depuis 1976. Il participe régulièrement à différentes manifestations culturelles; Il a organisé différentes soirées de poésie au Saguenay-Lac-Saint-Jean, dont celle du 150e anniversaire de la ville de Chicoutimi en 1992. Il a été invité comme conférencier à différents cours de poésie au Cégep de Chicoutimi et au Cégep de Jonquière. Il a tenu une chronique de poésie à la radio Choc FM lors de la saison 1992-1993. Il a participé à la revue Estuaire à l’occasion du vingtième anniversaire de celle-ci ainsi qu’à la soirée de poésie du trentième Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Cette soirée fut enregistrée par la Société Radio-Canada pour l’émission Les Décrocheurs d’étoiles. En novembre 1997, il anime un atelier portant sur le haïku, à l'occasion du programme « Rencontres Publiques » du Conseil des Arts. La même année, ses textes sont lus à l'émission Lectures de fin de soirée, à Télé-Québec, et il participe à une exposition itinérante de haïkus de poètes québécois. Il a publié divers recueils de poésie : Ivresse en miettes (édité par l’auteur en 1981), Curriculum vidé (Éditions de l'A.Z., 1982), Difficile de respirer dans les yeux des autres (Sagamie/Québec, 1984), À la sortie du corps (Sagamie/Québec, 1986), Arrêtez vos mots, je descends (Éditions de l'A.Z., 1991), L'Espoir du doute (Le Loup de Gouttière, 1992), Errances (haïkus; Le Loup de Gouttière, 1994), Petites éternités où nous passons (haïkus; Le Loup de Gouttière, 1997), DE L'UN À L'AUTRE (renku, avec André Duhaime, encres de Gernot Nebel; David, 1999) et Des mondes nous échappent (haïkus : Le Loup de Gouttière, 2000). Il gagne le prix du Salon du livre du Saguenay Lac-Saint-Jean en 1997, dans la catégorie fiction-autres, pour Petites Éternités où nous passons. Il est membre fondateur et administrateur de l'association professionnelle des écrivaines et écrivains du Saguenay Lac-Saint-Jean. (source : www.sagamie.org ) Michel LE BRIS Michel Le Bris (né le 1er février 1944) est un écrivain français. Spécialiste de Robert Louis Stevenson, il est en outre le directeur du festival de Saint-Malo « Étonnants Voyageurs » (créé en 1990). Éditeur, écrivain, philosophe, journaliste, Michel Le Bris est passionné par les grands espaces et les aventuriers de tous ordres. Il dirige également le centre d'art Abbaye de Daoulas (Finistère) depuis 2000 et organise de grandes expositions. (source : fr.wikipedia.org ) Félix LECLERC Poète, conteur, fabuliste, auteur dramatique et pionnier des chansonniers québécois, Félix Leclerc fait ses études au Junoriat du Sacré-Coeur à Ottawa et à l'Université d'Ottawa, en belles-lettres et rhétorique. Il devient annonceur de radio à Québec en 1934, et à Trois-Rivières en 1938. C'est à cette époque qu'il fait ses premières expériences en tant qu'auteur radiophonique. Il entre en 1939 à Radio-Canada, où il travaille comme comédien dans les émissions « Vie de famille » et « Un homme et son péché ». Devenu membre des Compagnons de Saint-Laurent, il écrit également des textes pour les séries « Je me souviens » (1941), « L'Encan des rêves » (1945), « Théâtre dans ma guitare » et « La ruelle aux songes » (1946). Le 29 décembre 1950, il fait ses débuts comme chansonnier au Théâtre de l'ABC à Paris. Sa carrière musicale ne cessera d'être ponctuée de succès. Chansonnier prolifique et écrivain populaire dont les écrits témoignent de son attachement à sa terre natale, Félix Leclerc revient au Québec en 1953 et continue à publier et à écrire pour la radio et le théâtre. Félix Leclerc a vu son oeuvre couronnée par de nombreuses récompenses : le Prix de L'Académie Charles Cros en 1951, 1958 et 1973, Le Prix Calixa-Lavallée et la Médaille Bene Merenti de Patria de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal en 1976 et le Prix Denise-Pelletier en 1977. En 1980, il recevait un doctorat honoris causa de l'Université du Québec et, en 1987, la Médaille de l'Académie des lettres du Québec. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Raymond LÉVESQUE Poète, romancier, chansonnier et dramaturge, Raymond Lévesque a étudié la musique. Il débute dans la chanson en 1946 comme auteur-compositeur-interprète. De 1948 à 1953, il est animateur à la radio, chanteur et comédien durant les débuts de la télévision. Il participa également à la première pièce de Marcel Dubé, Zone, qui gagne le premier prix du festival d'art dramatique du Canada. Il obtient à cette occasion le prix du meilleur rôle de soutien. En 1954, il part pour la France où il séjournera pendant cinq ans. Il enregistre ses premiers disques chez Barclay et plusieurs de ses chansons sont interprétées par des vedettes de l'époque dont Bourvil, Jean Sablon, Cora Vaucaire et Eddie Constantine. Il se produit lui-même sur les scènes de music-hall de France. De retour au Québec en 1959, il est cofondateur du groupe Les Bozos, la première boîte à chansons. Il a aussi travaillé dans des téléromans et animé une émission jeunesse, « Coucou », à la télévision de Radio-Canada de 1959 à 1964. À partir de 1968, encouragé par Gilles Vigneault, il tente l'aventure de l'écriture poétique, théâtrale et romanesque. Raymond Lévesque a été honoré du trophée l'ADISQ 1980 et il a été nommé patriote de l'année en 1980 par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et Grand Montérégien en 1992. Il a également reçu en 1997 l'Ordre National du Québec et le Prix Denise-Pelletier. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Henri LOPES Né à Léopoldville au Congo belge (République démocratique du Congo), Henri Lopes, figure marquante de la littérature négro-africaine d'expression française, joue aussi un rôle de premier plan comme homme politique, haut fonctionnaire international et diplomate. Diplômé de la Sorbonne, a d'abord enseigné dans son pays, à l'École normale supérieure d'Afrique centrale à Brazzaville, puis a été directeur général de l'enseignement, pour être ensuite affecté à des fonctions politiques au sein du gouvernement congolais. Ainsi, sera-t-il successivement ministre de l'Éducation nationale, ministre des Affaires étrangères, premier ministre et ministre des Finances. En 1981, il rejoint l'UNESCO qu'il servira pendant près de 20 ans, notamment comme sous-directeur général pour la culture et la communication et comme directeur général adjoint pour l'Afrique. Tout en assumant ces importantes fonctions, Henri Lopes mène une carrière littéraire remarquable. En effet, il est l'un des écrivains africains les plus réputés de sa génération. Traduite en neuf langues, son oeuvre, composée d'un recueil de nouvelles et de sept romans, lui vaut de nombreux éloges de la critique. L'oeuvre romanesque de Henri Lopes est avant tout une interrogation sur les identités: l'identité africaine en tant que produit historique, l'identité de la femme africaine vivant dans un contexte où cohabitent tradition et modernité, l'identité du métis aussi bien sur le plan biologique que sur le plan culturel. Les écrivains congolais considèrent Henri Lopes, leur compatriote, comme leur aîné dans le domaine de la création littéraire, tandis que le monde francophone le classe parmi les grands écrivains africains. D'ailleurs, il obtient à deux reprises le Grand Prix littéraire de l'Afrique noire (1972 et 1990), attribué par l'Association des écrivains de langue française. En 1993, il reçoit également de l'Académie française le Grand Prix de la francophonie pour l'ensemble de son oeuvre, ainsi qu'un doctorat honoris causa de l'Université Paris XII. En 1998, Henri Lopes devient ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo à Paris, Londres, Madrid et Lisbonne et auprès du Saint-Siège. Plus récemment, en janvier 2002, il publie un nouveau roman intitulé Dossier classé, dans lequel il poursuit la quête de l'âme africaine et du mariage des cultures entreprise avec le premier de ses livres, Tribaliques. (source : www.aufil.ulaval.ca ) Hada LÓPEZ Hada López est née en 1960, à San Salvador, la capitale du Salvador, en Amérique centrale. Son enfance se déroule dans un pays tourmenté, politiquement instable, déchiré. Une dictature militaire, la pauvreté et l’injustice sociale mèneront à dix années de guerre civile, faisant plus de sept cent cinquante mille morts, des milliers de disparus et plus de deux millions d’expatriés. Immigrée au Québec en 1985, Hada López, qui a été éducatrice dans des Centres de la petite enfance et en milieu scolaire, architecte et chef d’une petite entreprise, occupe maintenant un emploi dans une bibliothèque. La créativité, la persévérance et l’enthousiasme la caractérisent, mais surtout, elle s’adonne au plaisir de rire. L’Association des écrivains québécois pour la jeunesse décerne, le 18 novembre 2007, le Prix Cécile Gagnon à Hada López pour son livre Pedro Libertad. Ce tome premier d’une trilogie porte le sous-titre, Bruine assassine. Andréï MAKINE Andreï Makine naît le 10 septembre 1957 à Krasnoïarsk (Sibérie). Il obtient un doctorat en lettres de l'Université d'État de Moscou Lomonossov après avoir déposé une thèse sur la littérature française contemporaine. Il enseigne ensuite la philosophie à l'Institut Novgorod et collabore à la revue russe Littérature moderne à l'étranger. En 1987, dans le cadre des échanges culturels entre la France et l'URSS, il est lecteur dans un lycée. C'est à ce moment qu'il décide de rester en France. Il obtient l'asile politique et se consacre à l'écriture tout en donnant quelques cours de littérature et de culture russe à l'École normale supérieure et à Sciences Po. Après le refus de ses premiers manuscrits par les éditeurs, le premier qu'il réussit à faire éditer est La fille d'un héros de l'Union soviétique en 1990 en faisant croire que celui-ci est une traduction du russe. Deux ans plus tard, il dépose une thèse de doctorat à la Sorbonne consacrée à l'oeuvre de l'écrivain russe Ivan Bounine (1870-1953). Il obtient en 1995 le prix Goncourt, le prix Goncourt des lycéens et le prix Médicis ex æquo pour son roman Le Testament français. (source : fr.wikipedia.org ) Charif MAJDALANI Auteur libanais né à Beyrouth en 1960, Charif Majdalani a quinze ans lorsque éclate la guerre du Liban (1975). A vingt ans, il part en France et fait ses études de Lettres modernes à l'Université d'Aix-en-Provence. Il y soutient, en 1993, une thèse sur Antonin Artaud. Il revient au Liban la même année. De 1995 à 1998, Charif Majdalani est en charge de la rubrique de critique littéraire à L'Orient-Express. Ce mensuel fondé par Samir Kassir avait introduit une impertinence, une liberté de ton et une modernité inédites dans la presse francophone au Liban. Composé de jeunes journalistes, d'étudiants, de politologues et de vieux routiers de l'imbroglio libanais L'Orient-Express s'amusait à bousculer l'hypocrisie d'une reconstruction fondée sur l'amnésie. Ce mensuel novateur et impertinent devenu en peu de temps le média de langue étrangère le plus intéressant de Beyrouth, provoqua l'ire de l'establishment libanais ainsi que des régies publicitaires. L'Orient-Express a cessé de paraître en 1998. Depuis 1999, Charif Majdalani dirige le département de Lettres Françaises de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth. Adepte du métissage culturel, amoureux du baroque, Charif Majdalani se définit comme "méditerranéen". Il publie son premier livre en 2002, Petit traité des mélanges, du métissage considéré comme un des beaux-arts, et son premier roman en 2005, Histoire de la grande maison où il raconte l’histoire d’une vieille famille orthodoxe de Beyrouth. Cette grande fresque romanesque, foisonnante, amène à parler de l'utilisation de l'histoire, des mythes, de ce Liban traversé par la tradition. La littérature de Charif Majdalani est donc à la fois arabe et française, puisque il est un fin connaisseur de l'une comme de l'autre. (source : fr.wikipedia.org ) André MARCEAU Instigateur et défenseur de la « poésie vivante » et de la « poésie performée » au Québec, il a fondé le Tremplin d'actualisation de poésie (TAP) qui a organisé d'innombrables spectacles ou activités, dont les Vendredis de poésie (des rendez-vous mensuels, depuis 1998). En 2007, il a importé les soirées de Slam de poésie à Québec. Il compte au delà d'une centaine de lectures et performances de poésie qu'il a présentées dans la province à l'occasion de soirées, spectacles ou festivals. Depuis 2001, il anime et réalise Des monstres dans la gorge, une émission hebdomadaire de « poésie transmise radiophoniquement » à CKRL (89,1). Il a réalisé deux disques collectifs de poésie vivante. Vient de paraître son disque solo de poésie vivante et slam, « Pop sac-à-vie » (éd. Réserve phonique). Il a publié une dizaine de plaquettes de haïkus et de poèmes, un livre-jeu-objet de poésie érotique, ainsi qu'un recueil, Les vaccins de l'urgence (2002, éd. Le Loup de Gouttière). Il a participé à des livres d'artistes et des revues. Hélène MATTE Tantôt gestionnaire culturelle, tantôt performeure, Hélène Matte est une poète issue des arts visuels qui dit, ou encore, une artiste imagière qui écrit. Sa pratique plurielle s'intéresse à l'oralité et au dessin en tant qu'actes de présence. Depuis plusieurs années, elle publie régulièrement des articles dans la revue INTER ART ACTUEL et est l'auteure de nombreux corpus poétiques dont Chansons dégoulinantes et poèmes acculés au pied du mur, Les Supports fragiles ainsi que Lever du jour sur Kinshasa. Gagnante du prix Arcade-au-féminin 2005, lauréate du prix Videre Événement 2007 pour son spectacle interdisciplinaire Voyage Voyage, elle était également finaliste au concours provincial de Slam la même année. MONTAIGNE Né d'un père gentilhomme enrichi par le commerce de ses aïeux, Michel Eyquem de Montaigne jouit d'une excellente éducation, prise en charge par un précepteur allemand s'exprimant exclusivement en latin. A six ans, il entre au collège de Guyenne à Bordeaux, réputé pour son enseignement ; sept ans plus tard, il fait son droit à Toulouse et devient conseiller à la Cour des aides de Périgueux en 1554. Il s'y ennuie pendant trois ans, avant de faire la connaissance de La Boétie en 1557, rencontre qui l'ouvre à de nouveaux horizons. Il se retire loin de la Cour à la mort de son père en 1568, et dédie ses journées à la méditation et à l'écriture. Il ne quitte ses terres que pour exercer sa fonction de maire de Bordeaux (de 1583 à 1585) ou pour voyager. Les 'Essais' sont lancés dès 1572, paraissent en 1580 avant leur réédition posthume. Le fil directeur de sa démarche est la conviction que tout homme porte en lui 'la forme entière de l'humaine condition'. En s'analysant lui-même, Montaigne souhaite instruire et mobiliser son lecteur en l'incitant à suivre son exemple. Le scepticisme de Montaigne, influencé par les guerres de religion, aboutit à une forme de sagesse interdisant de juger en matière de morale, de politique ou de religion. (source : www.evene.fr ) Pierre MORENCY Poète et dramaturge, Pierre Morency fait des études classiques au Collège de Lévis en 1963 où il anime le théâtre étudiant de 1961 à 1964. Il obtient une licence ès lettres de l'Université Laval en 1966. En 1967, après quelques années d'enseignement et d'activités théâtrales, il décide de vivre de sa plume et devient auteur et chroniqueur radiophonique à Radio-Canada. Il y écrira plus de deux cents textes radiophoniques, de même qu'une série de soixante émissions portant sur les oiseaux. Il donne également de nombreux récitals de poésie au Québec et à l'étranger et publie dans les revues Liberté, Hobo-Québec et Odradeq (Liège). En 1976, il participe à la création de la revue Estuaire. En 1989, il a amorcé, avec L'Oeil américain, la publication d'une série d'ouvrages sur ses expériences de naturaliste. Pierre Morency a remporté de nombreux prix : le Prix du Maurier pour ses Poèmes de la froide merveille de vivre en 1968; le Prix Claude-Sernet (Rodez, France) pour l'ensemble de son oeuvre en 1975; le Prix de l'Institut canadien de Québec pour l'ensemble de son oeuvre en 1979; le Prix Alain-Grandbois et le Grand Prix de poésie de la Fondation des Forges; le Prix Québec-Paris en 1988; le Prix Ludger-Duvernay en 1991; le Prix France-Québec en 1992; le Prix littéraire des abonnés de la Bibliothèque de Québec pour Lumière des oiseaux, prix qu'il reçoit à nouveau en 1995 pour Les Paroles qui marchent dans la nuit. En mars 1993, il est reçu Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres de la République française. Il a également reçu le Prix Athanase-David 2000 qui couronne l'ensemble de la carrière et de l'oeuvre d'un écrivain. Pierre Morency a été membre du premier bureau de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois, dont il a participé à la fondation en 1977. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Sylvie NICOLAS Poète et écrivain, Sylvie Nicolas a publié plus d'une vingtaine de titres dont onze pour la jeunesse. En 1998, elle méritait le prix La Porte des Poètes (Paris) pour un poème intitulé Comme si mon amour . Finaliste au Prix du Gouverneur général en 1999 pour Célestine Motamo, un texte jeunesse, elle recevait, la même année, le premier prix (littérature) du concours Liberté, égalité et citoyenneté... au Québec pour son poème des Jupons d'histoires, Ses textes ont été publiés dans des revues littéraires et des anthologies au Québec, au Canada anglais et à l’étranger. Elle a également été traduite en coréen. À titre de traductrice littéraire, elle a signé les versions françaises de deux textes de l’écrivain, essayiste et critique en matière d’art multimédia, F. Scott Taylor, (The Light Watering Studio, The Name of Silence in the Work of Steven Hembecker), de même que celles des romans de Joel Hynes (Down to the Dirt) et Deni Y. Béchard (Vandal Love). François NKÉMÉ Né en 1968 à Akonolinga (Cameroun), François Nkémé est éditeur de formation. Il a travaillé aux Presses Universitaires de Yaoundé avant de créer sa propre maison d’édition associative Proximité , qui est à ce jour un lieu incontournable pour les jeunes écrivains. Il a à son actif plusieurs romans publiés au Cameroun et publie également des nouvelles dans les revues Patrimoine et Cocktails Littéraires. Nkémé a publié déjà 3 romans : Innocence perdue, morceaux choisis de mon enfance, dont la deuxième édition date de 2005 chez Proximité au Cameroun Le cimetière des bacheliers, Proximité 2005, Prix des lycées et collèges du Cameroun Buyam Sellam en 2006, qui lui a valu l'honneur de figurer parmi les plumes émergentes de l'espace francophone de la revue Notre librairie en 2005. Buyam Sellam a été récemment édité en 2007 par Etre et connaître en France. ( source : www.culturesfrance.com ) James NOËL James Noël naît le 17 mars 1978 à Hinche (Haïti).* Les déplacements de sa mère éducatrice et femme d'affaires, avec ses nombreux enfants, le feront connaître une quinzaine d'établissements scolaires élémentaires et secondaires. Après, il suit des cours d'ethnologie, étudie les arts dramatiques au Petit Conservatoire avec le comédien Daniel Marcelin et il suit des cours d'histoire de l'art à l'Institut français d'Haïti. En 2005, il fait un stage d'écriture théâtrale en Guadeloupe et développe ses expériences dans l'édition en travaillant avec une maison d'édition en France. Le poète écrit en créole et en français. Poèmes à double tranchant / Seul le baiser pour muselière, le premier recueil de poésie de James Noël, est sélectionné comme finaliste pour le Grand Prix des Amériques insulaires de Ouessant en 2005. Dans sa préface au recueil, Frankétienne écrit : « Émergeant de l'abîme, le primordial écho des textes du jeune écrivain James Noël dont la précoce maturité m'a saisi du premier coup. / Aucune approche critique et nulle raison explicative susceptible de justifier mes émotions et mon aval spontané, hormis la profonde certitude que les Poèmes à double tranchant portent la sève inaugurale de l'aube future, le sel miraculeux d'une aventure poétique féconde ». Étudié en classe terminale du lycée Alexandre Dumas (le lycée français) à Port-au-Prince pendant l'année scolaire 2005-2006, ce recueil de James Noël est la première oeuvre de poésie d'un auteur haïtien mise au programme du lycée. Un documentaire télévisé sur le poète, James Noël : Le poète des métaphores, réalisé par Jean Jeudy Arisma, est diffusé sur Télémax (Port-au-Prince) le 2 novembre 2005 et a été rediffusé plusieurs fois sur cette même station. Le 9 juillet 2006, la Bibliothèque de la Grande Anse à Port-au-Prince organise un hommage à James Noël, avec une lecture de poésies, une mise en scène à partir des inédits de l'auteur et une performance du chanteur Wooly Saint Louis Jean et de la chanteuse Tamara Suffren à partir de ses poèmes. Dans le numéro spécial « Plumes émergentes » de la revue Notre Librairie en 2005, quatorze auteurs de littératures du Sud ont été sélectionnés, dont deux plumes haïtiennes : Kettly Mars et James Noël. Pour James Noël, le poète est locataire d'éternité, celui qui gémit à longueur du jour et de la nuit par son coeur qui trop ovule. Toujours séjourne-t-il dans la vallée des mots qui ne sont pas de même famille pour en faire une suspecte dynastie allant du rien au tout et du tout au rien. Il procède par « don de soi » en sa version intégrale, et par « don de songe envers et contre tous ». James Noël s'entoure de poètes, jeunes et moins jeunes, diseurs et conteurs, pour le partage de la poésie. On peut entendre la voix de James Noël disant des textes lors des soirées de lecture, et quand il est invité aux forums et foires de livres. Il encourage également la création des autres, ayant animé un atelier d'écriture à l'Institut français d'Haïti (2004) et il anime aujourd'hui un atelier d'écriture au Petit Conservatoire à Port-au-Prince. Son poème « Bon Nouvèl » a inspiré un court-métrage réalisé par Dominique Batraville et Kendy Vérilus, La danse des pieds. Mis en musique par Wooly Saint Louis Jean, ce poème d'amour « Bon Nouvèl » est disponible aux lecteurs d'« île en île ». (source : île en île, un site pour valoriser les ressources informatives et culturelles du monde insulaire francophone ) Michel NOËL Romancier, conteur, poète et dramaturge, Michel Noël passe les douze premières années de sa vie dans les régions de Maniwaki, de l'Abitibi et du parc de la Vérendrye, voyageant d'un camp forestier à l'autre. Son père, Jean-Paul Noël, a été pendant vingt ans employé par la Compagnie International de Papier (C.I.P.) dont le siège social était à Maniwaki (Comté de Gatineau). Son grand-père, Ernest, était forgeron-menuisier. En plus d'avoir une boutique, il travaillait constamment en forêt. D'ailleurs, tous les membres de la famille Noël ont, à un moment de leur vie, oeuvré dans ce domaine comme bûcherons, comptables, cuisinières, maîtresses d'écoles, etc. Après un baccalauréat en pédagogie obtenu à l'École normale de Hull en 1967, il poursuit ses études à l'Université Laval, à Québec, où il complète une licence en lettres, avec Majeure en ethnologie, puis une maîtrise en arts. En 1983, Michel Noël a complété sa scolarité au niveau doctorat et a déposé sa thèse intitulée : gastronomie amérindienne XVIe et XVIIe siècles. Il maintient ses liens avec le milieu autochtone : tout d'abord au ministère des Affaires indiennes et du Nord où il est responsable, de 1979 à 1977, du développement de l'art et de l'artisanat des Amérindiens et des Inuits du Québec. De 1977 à 1980, il est Directeur du Service de l'artisanat et des métiers d'art au ministère de la Culture du Gouvernement du Québec. Puis, pendant deux ans, il est Coordonnateur du dossier Amérindien et Inuit et Directeur du Service de la coordination des politiques gouvernementales au même ministère. Il a été Directeur de la Direction du Nord-du-Québec et il est maintenant coordonnateur ministériel aux affaires autochtones, au bureau des sous-ministres du ministère de la Culture et des Communications. Ses activités artistiques sont nombreuses et variées : ouvrages de référence, contes pour enfants, théâtre de jeunesse, articles dans des revues spécialisées, directeur de collection, conception d'expositions, narrations de films, etc. Au cours des dix dernières années, il a publié plus de trente livres dont quelques-uns sont traduits en quatre langues et diffusés en Europe. Il voyage fréquemment en Europe, au Mexique et aux États-Unis en fonction de son travail et de sa production littéraire. Michel Noël donne régulièrement des conférences ou des ateliers dans les écoles, les collèges, les universités ou lors de rencontres de spécialistes des questions relatives aux Autochtones de l'Amérique du Nord. Il est membre d'un certain nombre d'associations professionnelles et siège ou préside sur plusieurs comités nationaux et internationaux. En 1997, il reçoit le Prix du Gouverneur général du Conseil des Arts du Canada pour Pien, un roman de jeunesse, En 1998, il est nommé Citoyen du Monde par L'O.N.U. En mars 1999, il est l'un des cinquante écrivains québécois délégués au Salon du livre de Paris. En 2000, il reçoit le prix Alvine-Bélisle, de l'Association pour l'avancement des sciences et des techniques de documentation, pour son roman La ligne de trappe. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Fernand OUELLETTE Poète, romancier et essayiste, Fernand Ouellette commence ses études classiques au Collège Séraphique d'Ottawa en 1943 et obtient une licence en sciences sociales de l'Université de Montréal. Fernand Ouellette est cofondateur, en 1958, de la revue Liberté dont il est membre jusqu'en 1993. Il est également cofondateur de la Rencontre québécoise internationale des écrivains. À partir de 1955, il écrit, durant quelques années, des textes pour Radio-Canada et l'Office national du film. Il a été aussi réalisateur d'émissions culturelles à Radio-Canada de 1960 à 1991. Professeur invité à l'Université du Québec à Montréal à l'occasion d'un séminaire sur le romantisme allemand, il a aussi dirigé des ateliers de création littéraire à l'Université d'Ottawa et à l'Université Laval de 1977 à 1978. En 1997, il crée chez Fides la collection « L'Expérience de Dieu », consacrée aux mystiques d'Occident et aux maîtres spirituels. Des prix importants ont couronné les oeuvres de Fernand Ouellette : le Prix France-Québec 1967, pour sa Vie d'Edgard Varèse, le Prix France-Canada 1972 pour Poésie, le Prix de la revue Études françaises 1974 pour son Journal dénoué et le Prix Athanase-David pour l'ensemble de son oeuvre en 1987. Il a reçu, pour son recueil de poèmes Les Heures, le Grand Prix de poésie du Journal de Montréal et le Prix littéraire Canada-Suisse 1991. Il a été plusieurs fois lauréat du Prix littéraire du Gouverneur général du Canada : en 1970 pour Les Actes retrouvés (prix qu'il refusa alors); en 1985 pour son roman Lucie ou un midi en novembre; en 1987 pour son recueil Les Heures. En 1988, la ville de Troyes (France) lui accorde son Premier Grand Prix francophone. La ville de Laval lui remet sa médaille pour l'ensemble de son oeuvre en 1992 et, en 1994, la Société Saint-Jean-Baptiste lui décerne le Prix Duvernay, également pour l'ensemble de son oeuvre. En 2002, M. Ouellette est couronné par le prix Gilles-Corbeil, prix qui reconnaît l'excellence de son oeuvre. Le 1er juin 2005, il est nommé Chevalier de l'Ordre national du Québec. Le 4 juin 2005, un hommage lui est rendu en la Maison de poésie de Montréal, à l’occasion du cinquantenaire de publication de son premier livre de poèmes à l’Hexagone, puis le 22 juin au Centre culturel canadien de Paris, le 24, au Marché de la poésie de Paris. En septembre 2006, son recueil L'inoubliable est récompensé par le Prix Alain-Gandbois de l'Académie des Lettres du Québec. En octobre 2006, la Ville de Laval lui décerne le prix Hommage du Conseil de la culture. Il est membre de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois, dont il a été élu membre d'honneur en 1997. La rencontre de Fernand Ouellette avec Edgard Varèse, dont il écrira la biographie, l'amitié qui le lie à Pierre Jean Jouve et ses voyages en Europe, constituent des étapes importantes de son cheminement d'écrivain et de poète. Ses qualités de chercheur et d'écrivain l'ont d'ailleurs conduit à travailler au sein de la Commission d'enquête sur l'enseignement des arts au Québec dont il est nommé commissaire par le gouvernement. De 1966 à 1968, il participe aux séances publiques et corédige le rapport de la Commission. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Claude PARADIS Né en 1960 à Lauzon, Claude Paradis enseigne la littérature au Cégep de Sainte-Foy depuis 1990. Depuis 1985, il a fait paraître six recueils de poésie, dont quatre aux éditions du Noroît. En 1998, il a préparé les commentaires d’explication et de présentation de l’édition scolaire, chez CEC, du recueil Mémoire de Jacques Brault. Longtemps critique littéraire, il a contribué à la création du Centre d’Études poétiques du Cégep de Sainte-Foy, ainsi qu’à la rédaction et à l’élaboration d’un recueil d’essais Le Désaveuglé autour de l’oeuvre du poète Robert Melançon. Son plus récent recueil de poésie, paru en 2005, s’intitule Un pont au-dessus du vide. Anne PEYROUSE Nouvelliste, poète, essayiste et auteur de littérature jeunesse, Anne Peyrouse a étudié la littérature française à l’Université Laval où elle a obtenu une maîtrise en 1992 et un doctorat en 1998. Après avoir été assistante, animatrice et correctrice lors de cours de création littéraire à l’Université Laval, elle a eu des charge de cours complètes, enseignant, en 1995, la poésie française et en 1996, la littérature érotique des femmes, cours qui n’existait pas avant qu’elle ne le propose elle-même au département de littérature. Depuis, elle a donné plusieurs cours et a dirigé plusieurs longs projets de création lors de programmes d’enseignement individuel. Elle enseigne toujours la création littéraire à l’Université Laval. Elle a collaboré à plusieurs ouvrages, dont le Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, et à plusieurs périodiques littéraires, tel que Envol, Phréatique (Paris), Exit, Estuaire, Trois, Arcade, Les Saisons littéraires, Moebius, Stop, L’Écrit Primal et Critère. Elle a aussi participé à de multiples colloques, conférences et récitals. Elle a été récipiendaire de plusieurs prix : finaliste pour le Prix de la revue Critère en 1985, deuxième prix de poésie du concours C.E.U.L.A. en 1993, deuxième prix de poésie pour le concours littéraire du Cercle de l’Université Laval en 1994, première mention du concours de poésie Alphonse-Piché pour Prédire janvier (paru dans Poèmes du lendemain 3 aux Écrits des Forges) en 1994 et en 1997 pour En Filigrane (paru dans Poèmes du lendemain 6), premier prix du concours de nouvelles de la revue Stop pour La vie roucouloulou en 1997, troisième prix du concours littéraire de la revue Arcade en 1998, et enfin, le Prix Félix-Leclerc pour son premier recueil de poésie, Le Vertige des corps, en 1999. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Anthony PHELPS Anthony Phelps, poète, romancier et diseur, est né à Port-au-Prince, Haïti, le 25 août 1928. Après des études de chimie et de céramique aux États-Unis et au Canada, il se consacre surtout à la littérature. En 1961 il fonde avec les poètes Davertige, Serge Legagneur, Roland Morisseau, René Philoctète et Auguste Thénor le groupe Haïti Littéraire et la revue Semences. Il met sur pied et anime la troupe de comédiens, Prisme, et réalise des émissions hebdomadaires de poésie et de théâtre à Radio Cacique, dont il est cofondateur. Il publie trois recueils de poèmes, et collabore à divers journaux et revues. Après un séjour dans les prisons du docteur-dictateur-à-vie, Anthony Phelps est contraint de s'exiler. Établi à Montréal en mai 1964, il y fait du théâtre scène, radio et télé puis du journalisme. Il participe à la narration de plusieurs films. Il réalise et produit une dizaine de disques de poésie de poètes haïtiens et québécois. Plusieurs fois boursier du Conseil des Arts du Canada (bourse de création libre), il a obtenu, deux fois, le Prix de Poésie Casa de las Américas, Cuba. Le 2 février 2001, Anthony Phelps reçoit du Ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration (du gouvernement du Québec) une plaque en hommage, à l'occasion du forum « Encre noire, littérature et communautés noires ». Son oeuvre, soit une vingtaine de titres, est traduite en espagnol, anglais, russe, ukrainien, allemand, italien, japonais et certains de ses livres figurent au programme des études françaises de plusieurs universités des États-Unis dont : Princeton, Saint Michael's College (Vermont) et Iowa State University. En 1985, après vingt ans de service à la Salle des nouvelles TV de Radio Canada, il prends une retraite anticipée pour se consacrer entièrement à l'écriture. (source : île en île, un site pour valoriser les ressources informatives et culturelles du monde insulaire francophone ) Gisèle PINEAU Gisèle Pineau est née à Paris en 1956. Ses parents sont guadeloupéens. Son père a quitté la Guadeloupe en 1943, répondant à l'Appel du 18 juin lancé par le Général de Gaulle. Il s'engage dans les Forces Françaises Libres et combat pour la France envahie par l'armée allemande. Il reste dans l'armée après la Seconde Guerre Mondiale. En 1961, après son mariage et un séjour au Congo, il retourne en Guadeloupe en congé fin de campagne. Il retrouve au pays sa mère toujours battue par son mari qu'on appelle « le bourreau ». La grand-mère, Man Ya, sera une figure récurrente de l'oeuvre de Gisèle Pineau. On la retrouve dans son récit L'exil selon Julia et dans son roman de jeunesse Un papillon dans la cité. La famille, qui s'est entre-temps agrandie six enfants , regagne la France avec Man Ya. La France devient le pays de l'exil pour Gisèle Pineau, exil vécu par procuration auprès de Man Ya qui raconte la Guadeloupe, les contes, les mystères du pays perdu. Le racisme, l'intolérance et la force des préjugés rencontrés chaque jour nourriront plus tard l'oeuvre de Gisèle Pineau qui s'attache, dans son écriture, à mettre en scène des personnages en but à la violence et l'injustice de ce monde (in: L'Espérance-macadam; L'Âme prêtée aux oiseaux). En 1970, le père déçu par le Non de la France au Référendum proposé par le Président de la République (Charles de Gaulle), demande sa mutation pour les Antilles. De 1970 à 1972, la famille vit en Martinique. C'est la redécouverte d'une culture, d'une langue (le créole), d'une histoire qui apparaîtront dans Femmes des Antilles, traces et Voix, 150 ans après l'Abolition de l'Esclavage. Le père prend sa retraite en 1973 et rejoint la Guadeloupe où il s'installe définitivement avec sa famille. En 1975, Gisèle Pineau qui vient d'obtenir son baccalauréat, s'inscrit à l'Université de Paris X Nanterre. Elle suit, pendant deux années, des études de Lettres Modernes qu'elle abandonne faute d'argent. Elle devient infirmière en psychiatrie en 1979, se marie et repart pour la Guadeloupe où elle exercera pendant près de vingt ans sa profession au Centre Hospitalier Psychiatrique de Saint-Claude. Depuis sa réinstallation à Paris en automne 2000, elle mène toujours, parallèlement à sa carrière d'écrivain, cette autre profession qui, dit-elle, équilibre sa vie. (source : île en île, un site pour valoriser les ressources informatives et culturelles du monde insulaire francophone ) Michel PLEAU Michel Pleau fait ses études à l'Université Laval, où il obtient un baccalauréat ès arts en 1989 et une maîtrise en littérature québécoise en 1992. Il est également titulaire d'un certificat en animation culturelle de l'Université du Québec à Montréal (1988). Né dans le quartier populaire Saint-Sauveur où il passe son enfance, il habite de nouveau ce lieu qu'il aime profondément. Depuis 1992, il anime des ateliers de création à l’Université Laval et dans divers milieux. Il donne des conférences et participe à des lectures publiques. Il collabore aussi à plusieurs revues dont Possibles, Moebius, Estuaire et Le Sabord. Michel Pleau a reçu le Prix Alphonse-Piché pour sa suite poétique intitulée Nous passons sous silence et le Prix Octave-Crémazie pour Le corps tombe plus tard en 1992. Il a également été finaliste du Prix Émile-Nelligan avec son recueil intitulé Plus loin que les cendres en 1996. La Commission de toponymie du Québec a baptisé une île du réservoir de Caniapiscau, dans le Nord du Québec, du titre de son recueil La traversée de la nuit, au cours d'une cérémonie célébrant le vingtième anniversaire de la Charte de la langue française en 1997. Enfin il a obtenu le Prix de poésie Félix-Antoine-Savard pour Qui s'enfonce dans la nuit en 1998. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Jacques PRÉVERT D'un naturel rêveur et passionné, Jacques Prévert décide d'abandonner l'école à quatorze ans. Il incorpore la marine en 1917 et développe alors un goût très prononcé pour la littérature. Quelques années plus tard, la révolution surréaliste, et le non-conformisme absolu qu'elle défend le séduisent. Il fréquente alors Robert Desnos, Louis Aragon, Picasso et André Breton mais ne participe pas activement à ce mouvement. A partir de 1935, après une expérience théâtrale, il rédige avec son second frère Pierre les scénarios de films tels que 'Le Crime de monsieur Lange' pour Jean Renoir ou 'Quai des brumes' et 'Les Enfants du paradis' pour Marcel Carné. Ses dialogues sont époustouflants de naturel, de justesse et d'humour. Mais Jacques est aussi un chansonnier admirable. Il crée de magnifiques poèmes en prose mis en musique par son ami Joseph Kosma : qui pourrait oublier 'Les Feuilles mortes' ? En 1945, paraît le recueil de ses plus beaux textes, 'Paroles', et toutes les lèvres, après la guerre, murmurent ou déclament les plus beaux textes de cet antimilitariste forcené. Un demi-siècle plus tard, cet ouvrage majeur de Jacques Prévert s'arrache toujours en librairie ! (source : www.evene.fr ) Alix RENAUD Auteur de plus d’une quinzaine d’ouvrages publiés au Québec et en France (poésie, romans, nouvelles et dictionnaires spécialisés), Alix Renaud a plusieurs fois représenté les écrivains du Québec à l'étranger, notamment en France (1983), au Mexique (1984) et en Belgique (1994). Il figure dans quelques anthologies et ouvrages de référence tels que l' Anthologie Poésie vivante (Genève, 1970), l' International Who's Who in Poetry (Londres et Cambridge, 1975), le Dictionnaire des écrivains québécois (Montréal, 1983), Sitientibus [Universidade Estadual de Feira de Santana, Bahia (Brésil), 1992], le Dictionnaire des oeuvres littéraires (Québec, P.U.L.), L'Année de la SF et du fantastique québécois (Montréal), The Ancestral House [Boulder (Colorado), Westview Press, 1995]. Diseur, il se produit sur scène depuis les années 1970, au pays comme à l’étranger : récitals de poèmes et de chansons en français, créole, espagnol et italien. Alix Renaud a enseigné l’art de dire («lecture de textes poétiques») à l’Université Laval et animé des ateliers de diction poétique. Il a écrit pendant plusieurs années pour la radio FM de Radio-Canada (dramatiques et documentaires), en plus de collaborer à divers journaux et revues par des textes de création, de critique littéraire, de sociolinguistique, des études terminologiques, etc. (L'Action, Le Soleil, Le Devoir, Québec français, Québec Science, Imagine...). Chroniqueur gastronomique du journal Voir de Québec et coauteur du Guide restos Voir, il est également professeur d’expression orale au Collège radio-télévision de Québec. Depuis quelque temps, il réalise des jeux linguistiques pour différents périodiques spécialisés : InfOpéra, Le Médecin du Québec, Auto Journal, Journal du Barreau, MagWeb, etc. Alix Renaud est le lauréat du prix Charles-Biddle 2007, pour l’apport exceptionnel d’une personne issue des communautés culturelles au développement de la société québécoise. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Lyne RICHARD Poète et nouvelliste, Lyne Richard a suivi des cours de création littéraire à l'Université Laval (1988-1992), où elle a été membre du comité de lecture (1992-1995) et rédactrice en chef (1993-1995) de la revue littéraire L'Écrit primal. Elle a aussi été membre du jury du Concours d'écriture poétique de l'Université Laval, en 1995 et en 1998. Elle a écrit un scénario de téléfilm, The Invitation, pour la télévision ontarienne, en 1993. Depuis 1994, elle a effectué de nombreuses lectures de ses oeuvres au Québec, notamment lors de la Nuit de la poésie, à Québec, en 1995, puis au Festival international de la poésie, à Trois-Rivières, en 1999. Son premier recueil, Les Soifs multipliées, a fait l'objet d'une exposition à Tunis, dans le cadre de la semaine culturelle organisée par l'Ambassade du Canada à Tunis, en 1995. Elle a fait paraître des textes dans une trentaine d'ouvrages collectifs et donne des ateliers d'écriture poétique au secondaire. En mai 2001, le Centre d'études poétiques (CEP) du Cégep de Ste-Foy organisait une soirée en hommage à son oeuvre. Lyne Richard a remporté le premier prix (écriture poétique) de l'Université Laval et le premier prix en poésie du concours organisé par la Société littéraire de Charlesbourg lors de son dixième anniversaire, en 1993. Elle a obtenu une première mention au Prix Alphonse-Piché la même année pour une suite poétique intitulée La Nuit sur la neige et, en 1995, la première mention au concours «Le Québec» organisé par CKVL, pour le texte Des fleurs tatouées dans le bleu des yeux. Elle fut finaliste au prix littéraire Desjardins, pour Les Soifs multipliées, la même année. En 1999, la ville de Charlesbourg lui décernait un certificat de mérite culturel. (source : L'ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise www.litterature.org ) Agnès RIVERIN Artiste multidisciplinaire, Agnès Riverin intègre la poésie à sa recherche visuelle par le biais de livres d’artistes, d’infographie d’art, de peintures et de sculptures. Ce tremblement singulier est son second recueil, publié aux Éditions du Noroît en 2007. Son premier livre, Une traversée à l’estime, est paru aux Écrits des Forges en 2001. Elle a participé à de nombreuses lectures au Québec, notamment au Festival International de poésie de Trois-Rivières. Certaines de ces lectures ont été radiodiffusées, entre autres, à Radio-Canada. En art visuel, ses sculptures et peintures font partie de nombreuses collections publiques et privées. Elle a aussi réalisé plusieurs projets d’art public intégré à l’architecture. Anne-Julie ROYER Anne-Julie Royer étudie à la maîtrise en création littéraire à l'Université Laval. Sous la direction d'Alain Beaulieu, elle s'aventure du côté de la nouvelle. Elle a publié des poèmes dans la revue Liberté et a participé au collectif Le Désaveuglé, un hommage à Robert Melançon paru récemment au Noroît. Julie STANTON Poète et romancière, Julie Stanton obtient un baccalauréat ès arts puis un baccalauréat en communication de l'Université Laval. Elle devient journaliste indépendante et collabore durant les années quatre-vingt aux pages culturelles du Devoir. Elle a régulièrement signé, dans plusieurs magazine |